|
Le début du
« Souvenir Français » en Moselle
Comme l’Alsace,
une partie de la Lorraine : la Moselle a été annexée par l’Allemagne
après la guerre de 1870.
Le Souvenir
Français fondé officiellement à Paris en 1887 par l’Alsacien en
grand cœur Xavier Niessen, n’avait pas beaucoup d’activité à Metz
annexée ou même à Nancy avant 1906, a part quelques cas isolés à
Lunéville, Briey, Mars la Tour et Metz. Ce fut réellement à partir
de 1906 que le Souvenir Français a pris son essor en Lorraine
annexée, principalement à Vallières où Jean Pierre Jean, posa les
premières pierres en créant un Comité en Septembre 1906.
En Moselle, Jean
Pierre Jean pris l’initiative par l’érection d’un petit monument à
la mémoire de ces deux officiers tués à la bataille de Servigny.
L’inauguration de cet édifice en lieu en présence de 2 officiers
délégués par le Général Picquart, alors ministre de la guerre, le
commandant Olive du 59ème et le Capitaine Laugaudin du 6ème.
Cette inauguration marquait le départ de l’activité du Souvenir
Français en Moselle.
Le désir de Jean
Pierre Jean était de créer des comités dans les principales
localités où le sang français avait été versé, d’y faire célébrer
des services religieux commémoratifs et de déposer sur la tombe de
nos héros une couronne ou une gerbe de fleurs.
C’est à cette
époque que Jean Pierre Jean songea à faire ériger un monument
commémoratif dans les environs de Metz.
En janvier 1907,
il réunit les maires des 13 communes situées sur les champs de
bataille de la rive droite de la Moselle et y expose son projet
d’élever à l’Est de Metz un monument national digne des braves
défenseurs de 1870. L’emplacement du monument fut fixé au lieudit
« à l’amitié », commune de Noisseville alors que les premiers
emplacements prévus étaient Servigny et « La Limite », commune de
Borny.
Le Gouvernement
allemand, après beaucoup de tergiversations et de certains moyens
pour entraver cette entreprise donna son accord mais il refusa la
présidence du comité organisateur à un maire. C’est Jean Pierre Jean
– lithographe- qui fut désigné Président .du comité actif de cette
œuvre.
Le monument
national de Noisseville fut inauguré le 4 octobre 1908. Le plateau
de Noisseville était devenu dès le matin une formidable fourmilière
humaine. La foule estimée à 120.000 personnes venait de partout pour
affluer au Monument de « L’Amitié ». Sur la route, côté opposé au
monument, quatre drapeaux allemands. A l’intérieur, comme dans un
temple en plein air, une clôture avec de nombreux mâts vénitiens
portant les couleurs françaises qui flottent pour la première fois
depuis 1870 sur la terre lorraine annexée.
Cette belle et
inoubliable journée de Noisseville fut l’occasion pour les Lorrains
annexés d’affirmer hautement leur attachement à la France, qui, dans
le tréfonds de leur cœur était toujours restée leur seule et unique
Patrie.
Le « Souvenir
Français » pris alors une très grande extension en Lorraine, ainsi
d’ailleurs qu’en Alsace. |